Une preuve que les citoyen.ne.s avaient raison
Québec, le 5 octobre 2020 – « Une preuve que les citoyen.ne.s avaient raison ». Telle est la première réaction du Mouvement pour une ville Zéro déchet suite à l’annonce par la Ville Québec que l’installation de brûleurs sur l’un des quatre fours de l’incinérateur avait permis de réduire les rejets toxiques à l’incinérateur afin que ceux-ci soient enfin conformes aux normes du Règlementsur l’enfouissement et l’incinération des matières résiduelles. Selon Jean-Yves Desgagnés, l’un desporte-parole du mouvement, « ceci est bonne nouvelle et une première victoire pour lescitoyen.ne.s des quartiers centraux et de l’ensemble de la Ville de Québec .
Elle démontre que nous avions raison de déplorer l’absence de brûleurs pour une opération efficace et sécuritaire de l’incinérateur. Un équipement, rappelle-t-il, recommandé depuis plus de 30 ans par le Conseil canadien des ministres de l’environnement dans ses Lignes directrices relatives au fonctionnement et aux émissions atmosphériques des incinérateurs de déchets solides urbains ».
Le Mouvement pour une ville Zéro déchet souhaite maintenant que la Ville de Québec finalise rapidement l’installation de brûleurs sur les trois autres fours de l’incinérateur. Il souhaite également que la Ville de Québec soit davantage à l’écoute des autres propositions du mouvement, notamment celle du tri avant incinération. Selon Jean-Yves Desgagnés, « des milliers de tonnes de verre, de métaux et d’autres ressources nobles prennent la direction de l’incinérateur, des matériaux de valeurs, des ressources irremplaçables. Tous les jours, des matériaux impossibles à incinérer sont dirigés vers l’incinérateur et ceux-ci affectent négativement ses performances.
Le tri avant l’incinération permettrait une réutilisation socialement utile, économiquement rentable et écologiquement sensée de ces précieuses ressources. L’incinération est un outil qu’il faut restreindre et qui doit être réservée aux déchets ultimes. ». Le Mouvement pour une ville Zéro déchet invite également la ville à revoir son projet de biométhaniser des résidus alimentaires.
Selon Jean-Yves Desgagnés, « l’idée de biométhaniser des boues n’est pas une mauvaise chose d’un point de vue environnemental et technologique. Toutefois, pour les résidus alimentaires, le compostage est une technique éprouvée, moins dispendieuse et qui permettrait de réduire le camionnage lourd vers l’incinérateur, une source importante de fines particules qui s’ajoute aux autres polluants de l’incinérateur ».
Le Mouvement pour une ville Zéro déchet a comme objectif d’amener la ville de Québec à appliquer une politique écologique d’utilisation des ressources et une gestion saine des matières résiduelles, qui tend vers le Zéro déchet, comme plusieurs autres villes canadiennes et nord-américaines l’ont déjà fait et que cette politique se traduise par la fermeture progressive d’un, deux, trois fours de l’incinérateur dans les prochaines années. Pour en connaitre davantage sur ce mouvement, et joindre celui-ci, la population est invitée à consulter son site internet à
https://villezerodechet.org/ ou
sa page Facebook à https://www.facebook.com/VilleZeroDechet/.