Déclaration Pour une ville Zéro Déchet

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Déclaration Pour une ville Zéro Déchet pour la ville de Québec et sa population

Nous, organisme et citoyennes et citoyens, croyons que la stratégie « Zéro Déchet » serait plus avantageuse que la prolongation au-delà de 2024 de la durée de vie utile de l’incinérateur, tant sur le plan de la création de la richesse, de la création d’emplois, pour la santé de la population de notre ville et pour notre contribution à la survie de la planète. Nous demandons donc à la ville de Québec de se donner une vision d’avenir pour la gestion de nos matières résiduelles et d’adopter sans tarder une Stratégie Zéro Déchet.

Au début des années 2000, dans son document « Québec, une capitale exemplaire pour le 21e siècle », la Ville de Québec promettait qu’elle serait une ville exemplaire en matière d’environnement « d’ici 2008 », soit il y a 9 ans déjà. Malheureusement, c’est loin d’être encore le cas. Malgré les cibles fixées dans les derniers plans de gestion des matières résiduelles nous n’y arrivons pas. La ville a fait peu d’effort pour sensibiliser réellement les résidentes et les résidents à la réduction à la source. Suffisamment d’efforts n’ont pas été faits pour encourager le compostage domestique et communautaire, pour réduire les quantités de matières organiques, réutilisables et recyclables jetées non seulement par les individus, mais aussi par les secteurs industriels, commerciaux et institutionnels. À l’heure où on vante aux citoyennes et les citoyens les vertus du « Zéro déchet », force est de constater que leurs gestes bien intentionnés ne pèsent pas lourds dans les statistiques.

L’incinérateur, situé dans le quartier Limoilou, pose la question de la gestion collective de nos déchets. Il ne les élimine pas, mais les transforme en sous-produits, des gaz et des cendres  toxiques et dangereux pour la santé de la population. Dans les dernières années, afin de mieux contrôler les émanations toxiques de l’incinérateur, la ville de Québec a englouti près de 70 millions $ dans la modernisation de cet équipement et d’autres investissements coûteux sont encore prévus. Malgré cela, les émanations toxiques persistent. Ces émanations en provenance de l’incinérateur et leurs impacts sur la santé et la qualité de l’air nous inquiètent

Un incinérateur, parce qu’il doit être alimenté 24h/24 en déchets pour demeurer fonctionnel (sans parler des contrats de ventes de vapeur qui nous y obligent), empêche une véritable réduction à la source, pourtant une des premières priorités de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles. Nous ne pensons pas que la solution soit de déménager l’incinérateur ou d’enfouir les mêmes quantités astronomiques de matières au lieu d’enfouissement technique (dépotoir) de Saint-Joachim, mais de prendre les vrais moyens qu’il faut pour réduire ces déchets. C’est d’ailleurs ce que de plus en plus de villes en Amérique du Nord et dans le monde font, notamment en adoptant des stratégies «Zéro Déchet» visant à diminuer au maximum ces derniers, en plus d’agir à la source afin de diminuer le suremballage et la surconsommation, et d’augmenter la réutilisation et le recyclage.

Nous souhaitons que notre ville emboîte le pas aux municipalités qui ont opté pour une gestion écologique des ressources. Nous croyons qu’investir l’argent des contribuables dans une stratégie « Zéro Déchet » serait plus avantageux que la prolongation de la durée de vie utile de l’incinérateur, tant sur le plan de la création de la richesse, de la création d’emplois, pour la santé de la population et pour l’avenir de la planète.

Nous joignons le Mouvement pour une ville Zéro Déchet à Québec