Pour boucler la boucle de son projet de faire de l’incinérateur un Centre de valorisation énergétique, la Ville a convaincu l’administration du Nouveau Centre Hospitalier d’acheter la vapeur produite par cet équipement, sur la base qu’un tel achat lui permettrait de réduire ses gaz à effet de serre. Un projet présentement sur la glace en raison du triplement des coûts initiaux prévus et toujours en attente d’une décision du Fonds vert municipal du gouvernement fédéral1Le FMV, financé par le gouvernement fédéral, a pour but d’améliorer la qualité de vie de la population canadienne en accélérant la transformation des collectivités canadiennes en collectivités carboneutres et résilientes. Dans ce but, le Fonds offre des subventions, des prêts, des mécanismes de financement innovants, des investissements par effet de levier, des programmes de renforcement des capacités et du soutien stratégique. https://fondsmunicipalvert.ca/propos-du-fonds-municipal-vert, l’un des trois partenaires financiers de ce projet avec le gouvernement du Québec, d’augmenter sa contribution à ce projet. Par ailleurs, en parallèle de ce projet, la Ville étudie un autre scénario possible : soit de construire un équipement permettant de produire de l’électricité à partir de la vapeur de l’incinérateur. Selon l’administration municipale, tous ces choix rapporteront à la Ville puisque ceux-ci génèreront de nouveaux revenus grâce à la vente du gaz résultant de la biométhanisation et de la vente de vapeur résultant de l’incinération.
Pour notre Mouvement, l’approche éco-industrielle privilégiée par la Ville de Québec est un choix couteux qui n’agit pas à la source du problème, soit la réduction à la source des matières résiduelles.
De plus, l’incinération comme principale mode de gestion des matières résiduelles est destructeur de ressources réutilisables, recyclables et valorisables.
Correspondances entre le Mouvement pour une ville zéro déchet et la direction du CHU